Amanda CHAPITRE 15

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Amanda CHAPITRE 15Chapitre 15: une journée calmeLa sensation des cordes s’enroulant autour de mes poignets éclipse celle de la nuisette que je porte. L’odeur du chanvre emplie mes narines. Mes paupières sont closes, afin de mieux savourer la compression que la cordes commence à exercer sur mes épaules, plaquant au passage mes mains jointes contre mon torse. En revanche mon ouïe, elle, est toujours à l’affût et j’entends tout. Les respiration d’Irène, ses mouvements qui enroulent avec habilité la corde sur mon corps, le son du chanvre qui frotte et mes propres battements de cœur. Mon torse et tout le haut de mon corps est à présent délicieusement contraint. Chaque inspiration gonfle mon torse dans les fils de la toile qui me retient prisonnier. Mais pour la première fois, je suis un prisonnier volontaire. J’apprécie le calme, la tranquillité et même le confort de ces moments. Mais surtout j’aime la bienveillance et la douceur dont mon encordeuse fait preuve dans ces moments. En effet, Irène se montre très tendre lorsqu’elle m’attache et en même temps elle gère avec suffisamment de fermeté ses cordes pour que je puisse jouir de cette sensation dont je suis tombé accro.Mes jambes à présent, Irène commence par nouer ma cheville droite à ma cuisse droite. Toute ma jambe se retrouve ainsi resserrée au fur et à mesure que mon encordeuse remonte jusqu’à mon genoux, emprisonnant ainsi dans ses liens ma cuisse contre mon mollet.Ma jambe gauche subit bientôt le même sort. Et pour mon plus grand plaisir, elle accentue la pression de ses cordes. Un soupir de plaisir m’échappe. Bien sûr, cela ne lui échappe et j’ai l’impression de l’entendre sourire. Pour ménager mon confort, Irène m’allonge sur le dos. Je m’abandonne, et me laisse manipuler entre ses mains sans opposer le moindre soupçon de résistance. Elle s’assoit alors avec légèreté sur moi. Je sens son regard balayé ma peau imberbe, à peine voilée par la nuisette que je porte. Mon intimité n’a pour seul rempart que ces quelques cordes qui protège les restes de ma pudeur. Un rempart qui me fait l’effet d’une lame à double tranchants, puisque j’ai parfaitement conscience qu’elle aime me voir ainsi paré. -Si seulement tu pouvais réaliser comme tu es belle ma chérie. Me murmure-t-elle à l’oreille, son souffle chaud caressant ma joue. Alors que je m’apprête à répondre, Irène fait glisser entre mes lèvres ses cordes, improvisant de ce fait un bâillon de fortune. Surpris, j’ouvre les yeux, le charme est rompu.-Chut. Laisses moi profiter un peu moi aussi tu veux bien ?Son ton est joueur et le sourire qui illumine son visage aussi. Sa taquinerie me contamine et malgré le bâillon je souris moi aussi et hoche la tête. Je me sens d’humeur à jouer. Elle paraît ravie, ses cordes font le tour de ma tête puis repassent entre mes dents. Me voici incapable de parler. Un sourire cruel apparaît alors sur son visage, juste avant qu’elle ne se retourne pour se saisir de mes pieds. Ho non pas ça. Je gesticule en tous sens comprenant où elle veut en venir. Mais je suis bel et bien prisonnier. Irène commence donc à me chatouiller les pieds. Et je dois bien avouer que j’ai toujours été extrêmement chatouilleux, surtout aux pieds.Je remue autant que je peux, gonfle mes muscle et essaye de me délivrer. Je deviens frénétique. Irène quant à elle paraît beaucoup s’amuser,ais surtout elle reste parfaitement stable sur ses appuis et ne souffre donc nullement de mes ruades. Les larmes me montent vite, je commence à manquer d’air. Irène cesse donc et se tourne de nouveau vers moi.-Tu sais que tu es encore plus craquante avec ce rouge aux joues ma jolie ?Je suis tellement vidé que je ne prends même pas la peine de contredire du regard son compliment. Compliment ? Depuis quand est ce que je considère ça comme un compliment ?Voyant la confusion régnant dans mon regard, Irène me ramène vers elle et m’enlace. Le fait de sentir ses respiration profondes et régulières me calment un peu. Ses doigts experts entreprennent alors de me libérer petit à petit en commençant par ma bouche. J’ai l’impression d’avoir la mâchoire engourdie et surtout je me met à baver alors que mes lèvres sont délivrées. Irène me rallonge puis s’empare de ma jambe droite et la libère peu à peu tout en maintenant une forte pressions sur ses cordes. C’est comme si elle tenait à me laisser des marques, mais c’est tellement agréable de sentir chaque corde se resserrer avant de finalement être retirée. Avant même que ma première jambe ne soit libre je me retrouve à nouveau dans ma transe. Je perds pieds, je ne suis qu’une poupée de chiffon entre ses main, la moindre tension de corde permettant de me manipuler comme une marionnette. Mes jambes ne sont plus encordées à présent et déjà j’ai l’impression d’être en manque… Je pousse un glapissement de surprise lorsqu’Irène fait passer ses cordes sur ma gorge et les serre. Pourtant je n’ai pas peur, non au contraire je me délecte même de cette nouvelle forme d’attouchement. Mon encordeuse embrasse avec fougue mon cou, remontant jusqu’à mes joues mais se retenant, aux prix de grands efforts, d’embrasser mes lèvres qui pourtant ne demandent que ça. L’air me manque. Je ne parviens plus à respirer. La tête me tourne et je m’effondre pour de bon entre ses bras. Elle cesse immédiatement. Je suis toujours conscient, mais tout mou… Pourtant la sensation des cordes glissants sur ma peau lorsqu’elle libère le haut de mon corps me fait toujours autant frissonner. Je rouvre les yeux, ébloui par la lumière. Allongé sur la moquette j’ai l’impression de me réveiller, comme si tout ceci n’avait été qu’un songe. Mais ma peau qui a gardé en mémoire les caresses des cordes me rappelle que tout ceci était bien réel. Irène est allongée sur moi, son regard guettant les expressions de mon visage.-Tu as aimé ?-Oui Maîtresse.-Tant mieux. Pas de tâches ménagères pour toi aujourd’hui, pas de préparation de repas non plus. Alors prends ton temps pour profiter d’accord ? On ira prendre une douche plus tard.-Merci Irène.Pour toutes réponse j’ai droits à un sourire débordant de douceur avant qu’elle ne cale sa tête sur mon épaule et ne ferme ses yeux.La peau encore humide, je suis à genoux dans la salle de bain. Maîtresse Irène a attendu que j’ai terminé avant de prendre sa douche. Je devine les formes de son corps à travers le rideau de douche légèrement opaque. On peut dire beaucoup de choses d’elle mais il est clair qu’elle est magnifique. Son corps, ses seins, ses formes. Le rideau me laisse tout deviner sans pour autant me permettre de réellement voir son corps. Et merde me voilà à de nouveau péter un câble. Reprends toi, tu n’es pas ici pour mater, tu n’es même pas là selon ta propre volonté. J’ai beau faire mon maximum, je sens une érection me prendre au dépourvu. Et bien entendu les choses ne s’améliorent pas lorsqu’elle se parfume. Je ne saurais pas dire quel est son parfum exactement, mais il est fort et reconnaissable entre mille. Initialement je pensais que c’était un truc genre bahis firmaları « fruit des bois » car il y a bien un côté fruité. Mais il est agressif, entêtant et presque désagréable au début. Ensuite en revanche il paraît doux et agréable. Je me demande comment je pourrais me passer de cette odeur à présent. D’un geste sûr, Irène dégage le rideau de douche. Toujours à genoux, je lui tends sa serviette en baissant la tête, espérant ainsi dissimuler ma honte. Irène s’en saisit mais ne se sèche pas, elle se fige prise d’une hésitation.-Amanda ?-Oui Maîtresse ?-Lèves toi ! Tu vas me sécher.Je n’ose réaliser ce qu’elle vient de m’ordonner. Mais redoutant de me montrer trop lent, je me redresse et m’exécute. Je passe avec douceur la serviette sur son dos. J’essuie tout en caressant en même temps, j’essaye de lui être agréable. Elle ferme les yeux, savourant (je l’espère) le soin que je lui prodigue. Mon sexe est dressé au point de me faire mal. Irène l’a parfaitement remarqué et s’en amuse en cherchant mon regard qui, lui, tente désespérément de la fuir. Une fois sèche, elle met fin à ce petit jeu en me saisissant par le menton. Je me fige immédiatement.-Lèves les yeux Amanda ! Regardes moi s’il te plaît.Intimidé et très inquiet, car ignorant si je vais être ou non sanctionné pour mon érection, j’obéis. Fort heureusement son regard, bien que joueur, ne paraît pas être outré.-Je te fais de l’effet Amanda ?-Oui Maîtresse.-Tu peux m’appeler Irène ma douce.-Merci Irène.-Tu sais, tu n’as pas à avoir honte. Au contraire je suis heureuse de te plaire.-ça me met mal à l’aise…-Hé bien si ça te met mal à l’aise je peux te débarrasser de ton sexe. J’ai un mouvement de recul mais son sourire m’indique clairement que c’est une plaisanterie.-Tout doux ma douce. Les mains d’Irène saisissent mon visage pour me ramener près d’elle. Ce faisant mon sexe dégoulinant de mouille se colle à sa hanche, la souillant au passage. Croyant avoir commit un sacrilège, je me répand en excuse. Mais Irène me tranquillise d’un simple regard.-Tout doux, il n’y a pas mort d’homme. Mais j’aurais une question. Tu n’es pas obligée de me répondre. Tu te masturbes à quelle fréquence depuis que tu es ici ?-Hé bien je… Je ne me suis jamais touché depuis que je suis ici…Irène ouvre de grands yeux ronds comme des soucoupes en entendant cela.-Tu ne t’es pas masturbé depuis tout ce temps ?-Oui… C’est encore un peu le bordel dans ma tête et puis je pensais que vous me puniriez si… Enfin voilà.-Te punir parce que tu te masturbes ? Oui j’ai déjà fais ce genre de choses mais il n’a jamais été question que je t’impose ça non ?-Non en effet… Mais je pensais… Bref je suis désolé.-Ne le sois pas. Au contraire je suis ravie de savoir tes bourses aussi pleines. Mais on va faire un petit point sur la sexualité d’accord ?-Oui…-C’est volontairement que je ne t’ai posé aucune contrainte sur le sexe. Je voulais que tu te sentes libre au moins de ce point de vue là. Quelque part je suis heureuse que tu n’ai rien fais. Mais à force tes érections risquent de devenir de plus en plus incontrôlable et je ne sais pas si ça serait très bon pour toi.-Je… Je croyais que vous vous réserviez le droit de gérer ma vie sexuelle.-J’aimerais beaucoup Amanda. Crois moi chaque fois que je t’habille ou que je te vois dans ta nuisette j’ai vraiment très envie de te sauter dessus. Mais tu n’as rien à craindre. Je ne te violerai pas, jamais. De même je ne te volerai jamais un baisé tu as ma parole.-Je comprends plus… Je pensais que c’était pour ça que vous m’aviez enlevé…-Je t’ai enlevé pour t’offrir une nouvelle vie, ce que tu en feras ça c’est ton choix. Mais ne t’imagines pas que je n’en ai pas envie, j’en rêve depuis bien plus longtemps que ce que tu peux imaginer. Seulement crois le ou non ce que je fais ici je le fais pour ton bien. Et te violer ne te serait sûrement pas bénéfique.-Je suis un peu perdu… Pourquoi toutes ces contraintes et ces tortures alors ? Vous me dressez en soumise obéissante et à la fin vous ne voulez même pas en profiter ?-Calmes toi Amanda s’il te plaît. Déjà contrairement à ce que tu as l’air de penser ton dressage a été plutôt soft jusqu’ici. Et il n’a jamais rien inclus de sexuel non ?-Non en effet…-Quelque part c’est assez ironique.-Quoi donc ?-Hé bien le BDSM, en dépit des apparences, est caractérisé avant tout par une recherche du plaisir. Que ce soit à travers la soumission ou la domination. Mais il est sensé reposer sur le consentement et la con-sensualité. Bien sûr ce n’est pas ouvertement le cas avec toi donc cela t’a fait l’effet d’une véritable torture. Le shibari quant à lui est bien une torture japonaise au départ puis il est devenu une manière de rechercher la sensualité. Donc techniquement tu vis mal le côté BDSM (qui pourtant est au départ une simple recherche de plaisir) mais tu raffoles du shibari qui lui est une ancienne torture. Je trouve ça ironique.J’esquisse un sourire en entendant ce discours, c’est vrai que l’ironie est palpable mais je ne me sens pas bien.-Bref, saches simplement que tu as ma permission pour te masturber et surtout sois sûre que ta virginité est hors de danger.-Je ne suis pas vierge, j’ai eu des amantes.-Pas en tant qu’Amanda. Et je t’assure que c’est très différent. ET puis je ne veux pas me vanter, mais je suis prêt à parier qu’aucune de tes amantes ne m’arrivaient à la cheville.-Peut être mais je suis sceptique quant à la possibilité de procurer du plaisir avec un fouet…-Il n’y a pas que le fouet dans le BDSM. Par exemple tes adorables tétons érectiles, je suis certains qu’ils adoreraient que je m’occupe d’eux.-ça m’étonnerait.-Veux tu qu’on essaye ?J’ai honte de l’avouer mais une partie de moi manque de peu de répondre « oui ». Cependant je me retiens et étouffe au mieux cette fronde.-Non, cependant j’ai une faveur à vous demander.-Je t’écoute.-J’aimerais sortir faire un tour dehors…Irène paraît surprise et prend un instant pour peser le pour et le contre… Tandis que suspendu à sa décision j’ose à peine respirer.-Deux conditions ! La première je t’interdis formellement d’entrer dans un village. C’est compris ?-oui Irène, merci beaucoup.-Je n’ai pas finis. La deuxième, viens avec moi. Je vais choisir ta tenue.-Ma tenue ?-Tu sors soit. Mais tu n’espérais tout de même sortir autrement qu’en femme non ?Pour être honnête non, je ne l’espérais pas réellement. Mais j’appréhende toujours beaucoup le fait de sortir habillé en femme.-Mais une robe ce n’est pas pratique pour courir. -Ne t’inquiètes pas pour ça. Je me doutais bien que tu finirais pas avoir envie de te dégourdir les jambes. J’ai tout prévu.Le plaisir de pouvoir courir à l’air libre et de sentir le soleil caresser ma peau était fortement tempéré par la sensation du short en synthétique et surtout de la cuissarde dont m’avait affublé Irène. J’étais à la fois furieux contre elle et en même temps je débordais de reconnaissance. Ce n’était pas la première fois, depuis le début Irène souffle le chaud et le kaçak iddaa froid, maniant avec une dextérité certaine le bâton et la carotte. Et bien que courant à l’air libre pour la première fois depuis des mois, je réalise que je n’ai jamais été aussi prisonnière d’elle. PRISONNIERE ??? Bordel de merde je me déteste. J’accélère ma course à travers les bois.Le sport m’a manqué, mais ma condition physique n’est plus la même et mon corps est mit à rude épreuve par la cadence que je lui impose. Mes pieds martèlent la terre du chemin forestier. Mes poumons tentent d’alimenter mon corps en oxygène. Mes bras projettent mon corps dans l’air à une vitesse frénétique. Le chemin forestier se rétrécit au point de se réduit bientôt à une fine piste sinueuse montant une côte en slalomant entre arbres et rochers. J’accélère encore. Fuyant la sensation de l’air qui caressent ma peau lisse. Je préfère encore les griffures des branches. Le pire c’est que ça aurait pu être pire. Tout à l’heure pendant qu’Irène me faisait « belle », elle a remarqué que mes cheveux sont désormais assez longs pour qu’elle puisse me faire une tresse. Bien sûr j’ai refusé, préférant amplement avoir quelques cheveux dans les yeux plutôt que de devoir me trimbaler une tresse en plus de mon accoutrement déjà bien assez féminin. L’impulsion de mes chevilles me projette dans les airs et je agrippe à un imposant rocher que j’entreprends d’escalader. La piste forestière le contournait mais moi je n’en ai pas envie. Mon endurance n’est plus qu’un souvenir mais ma souplesse, elle, est toujours là. Je me hisse avec aisance jusqu’au sommet, puis sans même un instant de répit je reprend ma course. Je m’enfonce dans les bois. Mes cheveux en bataille dansent devant mon regard, je manque de trébucher à plusieurs reprises. Mon corps demande grâce, mais je suis un tyran trop impitoyable pour la lui accorder. J’accélère encore ma course. Mon corps n’est plus que douleurs. Mais une fois à l’orée de la forêt je m’écroule, un village se tient à quelques centaine de mètre. Épuisé et à bout de tout je m’allonge dans l’herbe. Mais même ainsi j’ai beaucoup de mal à reprendre mon souffle et il me faut plusieurs longues minutes avant de passer du rythme haletant et effréné à une respiration à peu près calme. Mes yeux contemplent un ciel bleu foncé, voilé par quelques nuages rose attestant de l’heure tardive. Au prix de grands efforts je me redresse pour contempler le soleil orange qui se couche à l’horizon, inondant la vallée de sa lumière dorée. Voilà que je me découvre l’âme d’un poète. Je me demande combien de temps me sépare de ma libération… Mais j’ai bien conscience qu’un retour à une vie « normale » n’est plus envisageable. Beaucoup de choses ont changées en moi, je n’ai plus aucune certitude. Initialement je voulais fuir, puis trouver la police pour qu’ils viennent l’arrêter et que cette folle finisse ses jours en prison. Ensuite j’ai eu envie de la retrouver moi même. Je pensais que la tuer, la faire saigner de mes propres mains, constituait le seul moyen pour me réparer. Et aujourd’hui je ne sais plus quoi faire du tout. Mais rester ici me fait déjà du bien. C’est peut être ça ce qui a le plu bouleversé ma vie. Jusqu’à présent j’ai vécu en planifiant le futur. Aujourd’hui je réalise que rien ne compte plus que le présent. Trois silhouettes se s’éloignent du village et approche de moi. Probablement des promeneurs. Je reste là à profiter des derniers rayons du soleil. Aveuglé par cette lumière, je ne réalise que tardivement que je connais ces silhouettes. Me remarquant, l’homme qui m’a rattrapé lors de ma tentative d’évasion m’adresse un salut de la main avant de venir à ma rencontre. Je me redresse tout d’un bloc, prêt à en découvre. Mais le barbu s’approche calmement de moi sans aucun signe d’agressivité.-Bonjour Amanda. Commence t’il. Toutes mes excuses, la dernière fois nous n’avons pas eu le temps pour les présentations. Tu peux m’appeler Frédéric. Je te présente Verrue et Toutou.Les deux autres m’adressent un salut respectueux auquel je ne réponds pas. Je reste sur mes gardes, prêt à bondir au moindre signe de danger.-Comment vas tu ?Toujours aucune réponse de ma part. Je garde les poings serrés. Le dénommé « Toutou » n’est pas tranquille lui non plus, la raclée que je lui ai mise doit encore être trop présente dans sa tête pour qu’il se sente à l’aise en ma présence.-Amanda ?-Ne m’appelez pas comme ça !-Soit. J’aimerais discuter un peu avec toi. Aurais tu du temps à m’accorder ?Surpris par cette requête et par ce ton respectueux tranchant nettement avec le coup de taser que nous avons échangés, je tente de rester impassible et ne réponds que par un silence lourd. Nullement impressionné, le barbu se tourne vers ses deux comparses.-Rentrez à la maison !Les deux choses s’exécutent après avoir salué leur Maître avec dévotion.-Qu’est ce que vous me voulez ?-Une simple discussion. Répond sereinement Frédéric avant de s’asseoir dans l’herbe face à moi. Elle t’a finalement autorisé à sortir te promener alors ?-Oui.-Tu es allé de chez elle jusqu’ici ? Wahou jolie performance. Tu tiens la forme…-Pas vraiment non. Mais ça fait du bien de sortir.-J’imagine oui. Je suis heureux de voir que ça a disparu. Déclare Frédéric en pointant du doigt l’endroit où il m’avait tasé. Ça aurait été dommage d’abîmer un aussi joli corps que le tien.-Vous voulez quoi ?-Toi tu n’aimes pas quand on te dit que tues jolie non ?-Non je n’aime pas quand on se fout de ma gueule !-C’était un compliment sincère. Tu es très belle. Je ne sais aps quelle dose te fait prendre Irène mais ça a fait un sacré effet en peu de temps.-Dose ?-Ben oui… Elle te fait bien prendre des hormones féminines non ?-Certainement pas !-Vraiment ?-Pas à ma connaissance… Mais à mon insu… Comment savoir ?-Irène n’est pas le genre de personne à faire des coups dans le dos. Crois moi si elle t’en faisait prendre tu le saurais.Je pousse un soupir de soulagement. Effectivement, j’imagine mal Irène mettre en cachette des hormones dans mes plats. Ce n’est pas son genre.-En tous cas c’est fou de voir comme tu as changé en si peu de temps. Tu es méconnaissable.-C’est vous qui êtes fous.-Parce que tu refuses de me croire ? La belle affaire, après tout c’est plutôt toi qui t’obstine à te trouver ridicule sans même écouter les autres. -Je sais à quoi je ressemble.-Moi aussi. Je t’ai vu dans la forêt il y a quelques moi, à lutter pour ta survie, complètement déchaîné. Aujourd’hui je te vois, presque apaisée et dans un contexte bien différent. Rien d’étonnant au fait que je te trouve changé non ?-Peut être…-Enfin bref, comment va Irène ?-Toujours folle…-Attention petite ! Je suis prêt à passer sur ton impertinence. Mais je en te permet de manquer de respect à une de mes amies.La voix forte et implacable de Frédéric tranche nettement avec la douce voix qu’il avait jusqu’à présent. Mais je parviens à rassembler mon courage pour lui répondre.-Vous voulez quoi à la fin ? Si vous voulez de ses nouvelles kaçak bahis vous avez son numéro. Pourquoi venir me parler ? -Pour le plaisir… Et aussi parce que j’aurais une requête.-Une requête ?-Depuis que je t’ai mis ko dans la forêt je pense souvent à toi. Ou plutôt à la bestiole déchaînée que tu as été. J’imagine que passer entre les mains d’Irène a du être éprouvant tant sur le plan physique que psychologique. Mais cette rage que tu as en toi ne date pas d’elle non ? Alors si un jour tu as envie d’apprendre à la maîtriser, je peux peut être t’aider.-Ah vraiment ? Et comment ?-En t’affrontant. Je fais pas mal de sports de combats depuis longtemps. Tu es fort c’est indéniable mais je pense que je suis meilleur. Mais le but n’est pas de gagner ou de perdre, le but c’est simplement que tu puisses te purger de ta colère face à un adversaire que tu ne risques pas de tuer sous tes coups.-Vous êtes fous vous aussi…-Qui est le plus cinglé entre celui qui prend conscience de ses émotions et celui qui les rejette en bloc ?-Vous êtes combattant ou philosophe ?-Qui a dit qu’on ne pouvait pas être les deux ? Pour tout te dire, je ne parviens pas à me retirer de la tête que c’était lâche de ma part de te neutraliser de cette façon la dernière fois. J’aimerais voir ce que peut donner un combat loyal contre toi.-Et moi j’y gagne quoi ?-Une chance de canaliser et de maîtriser ton agressivité.-Ce n’est pas assez…-Que veux tu alors ?-Des réponses. Concernant Irène.-Pourquoi ne pas lui poser tes questions directement ? Je te l’ai dis, Irène n’est pas une menteuse, elle te répondrait.-Dans ce cas vous ne perdez rien à répondre pour elle…Frédéric hésite, puis finalement se redresse et me tend la main. Je la lui serre en signe d’acceptation.-Parfait. Tu as besoin d’un peu de temps pour faire ressortir ton monstre ?-Inutile !Attirant Frédéric vers moi en me servant de sa poignée de main, je parviens à le prendre au dépourvu et j’écrase mon poing sur son ventre. Ce pervers veut s’amuser à jouer avec mon agressivité, soit, il ne sera pas déçu. Frédéric se recroqueville sous la force du coup. Je balaye alors ses appuis par un furieux croc en jambe.Mon secret il est là, ma fureur ne m’a jamais quitté depuis que je suis gosse et ces derniers temps elle a été nourrie bien plus que nécessaire. Alors si ce mec veut jouer les punching-ball parfait. Sauf que le punching-ball intercepte le coup de pied que je lui destinais et m’envoie valser dans l’herbe. Il est fort et habile. Sans doute bien plus expérimenté que je ne le serais jamais. Mais il en faudra plus pour me faire renoncer. Je bondis sur mes pieds et le charge en hurlant, j’ai envie de sang, d’os fracassé et de v******e. Mais mes quelques coups rapides n’ont que peu d’effets sur sa masse musculaire. Et mon corps est encore meurtri par ma marche forcée de tout à l’heure. Frédéric envoie ses poings s’écraser contre moi. La douleur est terrible, chaque coup gravant la souffrance sur mon visage. Mais je riposte et ne lâche rien. Mes coups de poing étant sans effet je sors mes et plante mon pouce dans l’épaule de mon ennemi. Je vise la gorge et frappe avec frénésie. Mon corps est shooté, mon esprit aussi. Je vois flou et ne sens plus grand chose. Mais un violent coup de pied finit par m’envoyer au sol. Cette fois, mon corps refuse de se relever.A bout de souffle, Frédéric me considère un instant puis se penche sur moi et me hisse sur ses épaules avant de reprendre la direction de la maison d’Irène.-C’était encore plus intense que ce que je pensais. -T’es un putain de pervers qui prend plaisir à se battre.-C’est vrai. Reconnaît le barbu. Et toi tu es un taré qui étouffe ses émotions jusqu’à ce que ça lui pète à la gueule. Et très franchement je préfère ma situation à la tienne. Mais c’était un très beau combat.-J’ai jamais appris à me battre…-ça ne s’apprend pas. Tu sais dans mon club il y a une vingtaine de membres. Ils s’entraînent depuis des années et ils sont même bons. Pourtant si ils devaient se faire agresser, les trois quarts seraient submergés par le stresse et l’anxiété et ne parviendraient pas à faire face. Et c’est normal, on nous fait croire que la v******e n’existe plus qu’au cinéma ou dans des pays lointains. Du coup quasiment personne ne sait comment réagir quand ils y sont confrontés. Mais toi c’est différent, tu as la v******e dans le sang. Et tu sais ce n’est ni bien ni mal, faut juste que tu en ais conscience et que tu apprennes à le gérer.-Je ne comprends pas tout de ce que tu me dis… Tu vas répondre à mes questions du coup ?-Bien sûr, tu veux savoir quoi ?-Pourquoi Irène m’a choisit ?-Je ne sais pas. Et à mon avis la seule personne à qui elle serait prête à en parler c’est toi.-Fait chier…-Mais par contre je suis certain qu’elle ne te veut pas de mal.-Je ne suis pas certain de partager ton point de vue.-Tu sais pour beaucoup le BDSM est une échappatoire, une planche de salut. Ça a été le cas pour Irène. -Forcément elle a le rôle de la dominante.-C’est encore plus fréquent pour les soumis et les soumises. Tiens Ody par exemple. Ben avant de devenir mon chien il était PDG d’une énorme compagnie. Salaire énorme, mariage conventionnel, très bonnes études et parents tout fier de lui. Bref il avait passé sa vie à travailler pour être ce jeune cadre dynamique dont tout le monde nous rabat les oreilles. Ben crois le ou non, mais lorsqu’il a apprit avec moi son envie de soumission et son homosexualité, ben il m’a supplié de le laisser vivre cette nouvelle vie. Et Verrue c’est encore pire. C’était une gosse de vingt ans qui foutait sa vie et son potentiel en l’air et qui se scarifiait pour espérer être aidée. Elle a fait plusieurs cures de désintox, elle a vu tous les psys du monde et ça n’a rien a changé. La baignoire dans laquelle je l’ai trouvé était crasseuse de sang. Et aujourd’hui regardes là, elle sourit, elle a une hygiène de vie irréprochable et en plus elle profite même de son temps libre pour renouer avec sa passion du dessin. Le BDSM l’a sauvé quelque part.-Et son consentement dans tout ça ?-Ce que je vais te dire peut te choquer, mais il y a des gens qui ne savent pas utiliser leur consentement à bon escient. Un peu comme le droit de vote. Si j’avais respecté son consentement comme tu dis, je l’aurais laissé continuer à se charcuter les veines. Et c’est le cas pour chacun de mes soumis, tous se suicidaient à petit feu, Ody à coup de boulot qui n’avait pas de sens pour lui et Toutou à coup d’alcool. Aujourd’hui ils sont libres de partir. Ils savent que je ne les en empêcherais pas, que je les aiderais même. Mais non ils restent. Ça ne compte pas comme du consentement pour toi ça ?-J’en sais rien, mais je sais que dans mon cas je ne permet pas que d’autres décident à ma place.-Quelle arrogance… Pourtant ça devrait t’être utile d’écouter, surtout que tu n’as aucun goût ?-Pourquoi ça ?-Parce que tu te trouves laide. Et je pense que ce n’est pas une question de vêtement ni même de sexe ou de genre. C’est juste que tu ne t’aimes. Et plus encore que ton sale caractère, je pense que c’est contre ça qu’Irène se bat.Encore groggy par les coups mais surtout désarçonné par un tel argumentaire, je ne sais tout simplement pas quoi répondre.

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